France : marche pour une prise de conscience de la crise climatique

Des milliers de personnes ont plaidé, lors d’une marche organisée sur tout le territoire français, pour des actions concrètes face au réchauffement climatique, quelques semaines seulement après l’un des étés les plus caniculaires que le pays ait jamais connus.

Le samedi 26 septembre, plusieurs personnes se sont mobilisées dans les rues de France au nom de la cause climatique. De Paris à Marseille, en passant par Bordeaux ou Nice, des centaines de manifestants ont répondu présent à l’appel lancé par le Mouvement dit du 26 septembre.

À l’origine de cette initiative figurent de nombreuses organisations et des citoyens préoccupés par l’état du climat, d’autant plus après les épisodes des derniers mois dans une bonne partie de l’Europe. Frappée par des vagues de chaleur de plus en plus intenses, la France a vu plusieurs centaines de milliers d’hectares partir en fumée.

Pire : plus de 8 000 personnes ont perdu la vie, dans les hôpitaux, sur les chantiers ou tout simplement à leur domicile, d’après un décompte effectué par Le Monde. Pour les manifestants du 26 septembre, ces événements doivent agir comme un électrochoc, afin que l’expression « plus jamais ça », tant ressassée, ne reste plus lettre morte.

« Personne ne pouvait l’ignorer »

« Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d’abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ? », s’interroge le collectif dans une lettre ouverte adressée au président de la République, Emmanuel Macron.

Le texte dénonce des « pompiers sans moyens et des hôpitaux à découvert », alors que, parallèlement, TotalEnergies engrangeait 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, soit +102% en un an, grâce à la flambée du baril « provoquée par les guerres pour l’accès aux ressources énergétiques et minières ».

« Personne ne pouvait l’ignorer parce que tout était écrit », tranche la lettre, qui rappelle les travaux du GIEC sur le péril climatique, imputable notamment aux activités humaines et à une dépendance aux énergies fossiles.

Les plus hautes autorités interpellées

Les auteurs exigent un plan d’urgence en prévision d’un été prochain encore plus chaud, un plan d’adaptation comprenant la rénovation des logements afin que « l’isolation cesse d’être un privilège », ainsi qu’un plan d’atténuation.

« On a reculé sur plein de plans, c’est pour ça qu’on est là aussi, il faut se bouger », estime une participante à la marche, interrogée par l’AFP. Un autre appelle à une prise de conscience citoyenne quant au mode de vie de chacun face au climat.

« Nous ne venons pas demander qu’on nous plaigne. Nous venons demander des comptes », écrit encore la lettre ouverte. D’autres manifestations sont prévues le week-end des 14 et 15 novembre prochain.

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