Un scientifique manipulant des tubes à essai.

Nosopharm, leader du marché mondial des antibiotiques

 

Nosopharm, une entreprise de biotechnologie française, fait partie des leaders du marché mondial de la recherche sur la résistance aux antibiotiques. Ce que confirme une étude de Research And Markets, publiée début janvier 2023. Fondée en 2009, la société nîmoise développe de nouveaux médicaments anti-infectieux, en particulier contre les infections nosocomiales.

Research And Markets, principale source mondiale d’études de marché internationales et de données de marché, a publié début janvier 2023, un vaste rapport sur le marché mondial de la résistance aux antibiotiques. Elle y dévoile les opportunités dans le secteur du développement des technologies antimicrobiennes et thérapeutiques, ainsi que les principaux acteurs. Il existe plus de 100 entreprises de biotechnologie engagées contre l’antibiorésistance. Parmi elles figurent Novartis, Merck, AstraZenec, Sanofi, Tetraphase Pharmaceuticals et Nosopharm, une société nîmoise spécialisée dans le développement d’antibiotiques first-in-class.

L’antibiorésistance, une épidémie silencieuse

Cofondée en 2009 par Philippe Villain-Guillot, Nosopharm a notamment conçu Noso-502, le premier candidat-médicament au stade clinique de la nouvelle classe d’antibiotiques baptisée odilhorabdines. Son traitement révolutionnaire a pour mission de combattre l’antibiorésistance chez les maladies bactériennes, en particulier les infections nosocomiales. Considéré par l’OMS comme une épidémie silencieuse, la résistance aux antibiotiques fait chaque année plus d’un million de morts dans le monde. Elle représente donc un problème de santé publique majeure. Cela d’autant qu’il n’y a toujours pas de remède pour la traiter, alors que sa dangerosité augmente au fil des années. Selon les projections de l’OMS, elle devrait faire plus de 10 millions de décès chaque à l’horizon 2030.

Deux études scientifiques concluantes sur Noso-502

Nosopharm souhaite enrayer cette prévision macabre avec son traitement, dont l’efficacité a été prouvée. En effet, selon une étude de toxicologie réglementaire publiée en juin 2022 par l’entreprise, Noso-502 est parvenu à inhiber le ribosome bactérien grâce à un nouveau procédé d’action contre les bactéries les plus résistantes aux carbapénèmes. Deux mois plus tard, un nouveau travail scientifique, mené notamment en collaboration avec l’Inserm, confirmait la puissante activité de Noso-502, y compris contre les souches les plus problématiques. Fort de ces résultats positifs, Nosopharm pouvait préparer une demande d’autorisation d’essai clinique chez l’Homme, avant une commercialisation à échéance brève.

Remaniement du conseil de surveillance

En juillet 2022, la société nîmoise a procédé au remaniement de son conseil de surveillance pour conduire cette dernière phase avant la mise sur le marché. Elle a nommé en particulier Jacques Dumas au poste de président, en remplacement de Jacques Biton, en place depuis 2019. Docteur en chimie organique de l’Université Paris VI, Jacques Dumas bénéficie de 30 ans d’expérience en R&D, acquise notamment à la direction d’AstraZeneca, d’Arrakis, de Bayer Healthcare, de Nexavar et de Stivarga. La nouvelle équipe doit concrètement faciliter la collaboration avec les partenaires industriels et universitaires de premier plan, conduire le prochain tour de table du groupe et lancer le développement de Noso-502 jusqu’à la phase 1 des essais cliniques chez l’Homme.

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