Un chargeur de téléphone.

Vers un accord dans l’UE sur le chargeur universel

 

Après avoir adopté en avril dernier une révision de la directive relative aux équipements radioélectriques, l’Union européenne (UE) devrait adopter, le mardi 7 juin 2022, l’accord sur l’adoption d’un chargeur universel pour tous les fabricants de smartphones et tablettes. Cela inclue donc Apple, qui semble vouloir engager un bras de fer avec Bruxelles.

D’ultimes discussions attendues mardi 

Selon les informations de l’agence Reuters, le Parlement et le Conseil de l’Union européenne devraient s’accorder, le 7 juin 2022, sur l’adoption d’un chargeur universel USB-C pour tous les fabricants de smartphones et tablettes. On s’acheminerait ainsi vers la fin d’un conflit de plus de dix ans entre les législateurs et les entreprises de la tech. Tout a commencé en 2009 quand la Commission européenne a contraint les grands groupes à signer un protocole pour la réduction de 30 à 3 du nombre de solutions de recharge. Les parties ont signé un autre protocole en 2014 et une proposition en 2018.

Celle-ci vise à améliorer la commodité pour les consommateurs et réduire les déchets électroniques. Mais c’est en septembre 2021 que la Commission a proposé un chargeur universel pour tous les appareils électroniques. Le 21 avril 2022, ce fut autour du Parlement de voter à la majorité (43 voix pour et 2 contre) la révision de la directive relative aux équipements radioélectriques en faveur de la création de ce produit unique. D’ultimes discussions aura lieu ce mardi 7 juin entre le Conseil européen et Parlement européen afin de parvenir à un accord final.

Des économies d’argent et des bénéfices écologiques

Selon les législateurs européens, le chargeur universel devrait offrir du confort aux consommateurs . Ils n’auront plus besoin de se balader avec une connectique différente pour chaque appareil. Ils s’éviteront aussi de devoir racheter à chaque fois des équipements différents. Une étude de la Commission indiquent que les Européens dépensent 2,4 milliards d’euros par an en moyenne pour l’achat des chargeurs et des câbles. Avec un accord sur le chargeur universel, ils économiseraient annuellement au moins 250 millions d’euros. Outre le volet commodité et financier, l’adoption de ce dispositif par tous les fabricants réduirait les déchets électroniques de 980 tonnes et les émissions de CO2 de 180 000 tonnes par an.

Des exigences supplémentaires de l’UE

En plus du chargeur universel, la Commission européenne demande aussi une harmonisation des technologies de recharge rapide. Une mesure qui permettra d’éviter que les entreprises limitent la vitesse de charge de manière injustifiée. Elle souhaite en outre une dissociation de la vente d’un chargeur de la vente de l’appareil électronique. Ainsi, les consommateurs pourront acheter un nouvel appareil électronique sans forcément devoir payer un chargeur. Enfin, la Commission voudrait que les groupes tech fournisse des informations pertinentes sur les performances en matière de charge.

Apple, le grand mécontent ?

Plusieurs constructeurs de téléphone ont déjà pris l’engagement de se plier à ces exigences. Sauf Apple qui continue de maugréer. La marque à la pomme dispose de sa propre connectique, le port Lightning, plus cher que les autres dispositifs de chargement. Pour contourner les mesures européennes, elle travaille actuellement sur la charge sans-fil. Mais Bruxelles étudie déjà de son côté la question de l’interopérabilité des technologies de recharge sans-fil. Il jette ainsi du sable dans le plat succulent d’Apple qui se fait beaucoup d’argent avec ses propres systèmes.

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