Greta Thunberg en avril 2019

Climat : Greta Thunberg devant les parlementaires français le 23 juillet

 

Le mardi 23 juillet prochain, Greta Thunberg se présentera à l’Assemblée nationale française pour plaider la cause du climat, selon le quotidien Libération, qui a pu obtenir un entretien exclusif. Lors de son séjour en France, elle recevra également à Caen le Prix Liberté pour son combat débuté il y a un an.

Invitée à l’Assemblée nationale par des parlementaires français, Greta Thunberg s’y rendra le 23 juillet pour plaider en faveur du combat pour le climat, selon Libération à qui l’adolescente a accordé un entretien exclusif rare ce lundi 15 juillet.

Autant ce n’est pas donné à n’importe quel quotidien d’obtenir d’elle une interview, autant n’importe quel parlement ne peut l’avoir sur son perchoir. « J’ai reçu de nombreuses invitations pour m’exprimer devant des Parlements » et « j’ai dû décliner beaucoup », mais « cette fois, cela semblait être un bon timing pour la France », confie-t-elle à Libération.

Les adultes n’ont pas encore réalisé l’urgence climatique

L’adolescente a été invitée par les 162 députés membres du collectif transpartisan pour le climat « Accélérons », pour une réunion ouverte aux autres parlementaires. Le débat devrait durer une heure trente, au cours de laquelle d’autres intervenants emboucheront la même trompette. « A ses côtés interviendront (la climatologue) Valérie Masson-Delmotte, vice-présidente du Giec et coordinatrice du rapport spécial du Giec sur la limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C, ainsi que de jeunes Français engagés pour le climat. », a indiqué le député Matthieu Orphelin à l’initiative de ce collectif.

Interrogée sur l’engagement du président Emmanuel Macron pour le climat, Greta Thunberg déclare que jusqu’ici « aucun politique que j’ai pu rencontrer ne semblait avoir réalisé l’urgence de la situation », comme « aucun pays ne fait assez pour le climat, si on veut rester sous la limite du 1,5 degré Celsius ».

Manipulée par des grands ?

La jeune activiste devra aussi montrer, le 23 juillet prochain, à ses détracteurs qu’elle n’est pas sous la dictée de quelques personnes ou associations. Dans un billet offert au Figaro en fin de semaine dernière, la philosophe Anne-Sophie Chazaud l’a d’ailleurs traitée d’héroïne de pacotille avec la footballeuse américaine Megan Rapinoe et l’humanitaire allemande Carola Rackete. Pour Libération en tout cas, la jeune activiste de 16 ans n’a pas l’air de répéter des discours peaufinés par des adultes. « La maturité de ses discours a laissé beaucoup de sceptiques l’accuser d’être manipulée par ses parents, des ONG, des partis politiques, des lobbys occultes… Pourtant, il semble bien que ces émouvantes harangues soient le fruit de l’intellect de l’adolescente qui, face à nous, plisse les yeux, pause, argumente en réponse à nos questions, sans ce ton des rengaines apprises par cœur. Rare, la force des convictions de Greta Thunberg semble contagieuse », assure le quotidien.

Tout est parti d’une grève de l’école

La jeune militante est devenue une star mondiale en observant chaque vendredi depuis la rentrée 2018 une grève de l’école pour le climat qui a été suivi à travers le monde. En décembre 2018, lors de la 24e conférence onusienne sur le changement climatique (COP24), à Katowice en Pologne, elle prononce un discours mémorable qui sonna comme une leçon aux Chefs d’Etat. Trois mois plus tard, son nom est proposé par des députés norvégiens pour le prix Nobel de la Paix. En septembre prochain elle se rendra à New York pour participer au sommet mondial sur le climat organisé par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

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