L’outil encourage les utilisateurs à la marche à travers un système de gains corrélés au nombre de pas effectués. Il dispose également d’une option de lutte contre l’addiction aux réseaux sociaux.
Et si vous pouviez gagner de l’argent en marchant ? C’est ce que propose l’application Weward. Lancée il y a sept ans, celle-ci repose sur un système d’efforts contre rémunération.
L’utilisateur est ainsi appelé à choisir entre différents paliers selon le nombre de pas qu’il souhaite effectuer (cela va de 4 500 à plus). Chaque objectif atteint génère des points, lesquels peuvent ensuite servir à divers usages.
Ils peuvent être utilisés pour faire des dons à des associations caritatives ou pour obtenir des cartes cadeaux. Les Warns – nom donné à la monnaie virtuelle de l’application – peuvent même être convertis et récupérés via un compte bancaire.
Dans ce dernier cas, il faut atteindre un minimum de 20 euros de récompenses, soit, en moyenne, après environ six mois d’utilisation, selon le PDG de la société, Tanguy De La Villegeorges. Le tout dépend de votre fréquence de marche.
Une importante adhésion
En France, où WeWard compte plus de sept millions d’utilisateurs d’après De La Villegeorges, le nombre de pas effectués en moyenne chaque jour s’élève à 7 162. Un chiffre qui correspond aux recommandations scientifiques dans le cadre de la lutte contre la sédentarité.
Il s’agit là d’un des objectifs de la plateforme, notamment en France, classée sixième pays de l’OCDE en matière de sédentarité. D’après l’OMS, l’inactivité physique, qui englobe la sédentarité, devrait coûter environ 300 milliards de dollars (soit quelque 27 milliards de dollars par an) aux systèmes de santé publics sur la période 2020-2030, à l’échelle mondiale.
Depuis sa création, Weward revendique un versement total de plus de 43 millions d’euros en récompenses à ses utilisateurs. Cela a été rendu possible grâce à des partenariats avec des marques du secteur du bien-être et de la santé, ainsi qu’avec des acteurs du cashback.
« C’est un système de reversement assez sain, dans le sens où les marques vont nous payer, nous, on va payer l’utilisateur pour le faire marcher davantage », décrit le PDG, interrogé sur Sud Radio.
Contre l’addiction aux réseaux sociaux
Au-delà du gain de Warns, l’utilisateur peut conditionner l’accès à ses réseaux sociaux à la réalisation d’un certain nombre de pas.
« Vous vous dites : ok, je me fixe un objectif de pas, et dès que je l’atteins, alors c’est bon, je peux passer du temps sur mon téléphone, sur les réseaux sociaux ou sur d’autres applications qui vous prennent du temps », explique Tanguy De La Villegeorges.
Il précise que l’idée n’est pas de pousser les gens à passer du temps sur leur écran, mais bien de les motiver à marcher en se servant de l’accès aux réseaux sociaux comme levier. Une étude menée par un cabinet externe en France a révélé que 25% des utilisateurs ont commencé à marcher davantage en utilisant l’application.
