Xiaomi Smart Tag, le traceur low-cost qui parle à Apple et à Google

Le nouvel entrant dans la famille des balises de localisation se révèle pratique, sans être révolutionnaire, pour peu que l’on en comprenne les limites.

Depuis quelques mois, le Xiaomi Smart Tag a fait son arrivée dans la gamme des traceurs, ces petits outils censés aider à localiser ses objets, son animal de compagnie, voire une personne.

Certains se souviennent certainement du cas de l’AirTag — le premier de la gamme —, utilisé dès ses débuts, en 2021, pour suivre des gens à l’aide de balises dissimulées dans des sacs de voyage ou des véhicules. Un détournement d’usage qui avait nécessité une mise en garde d’Apple.

Côté design, le Xiaomi Smart Tag, un peu plus large que son homologue d’Apple, embarque un trou pour porte-clés. Doté d’une pile CR déjà installée à l’intérieur — pour environ un an d’autonomie —, il bénéficie d’une certification IP68 attestant sa résistance à l’eau et à la poussière.

Avant d’aborder les performances, il importe de savoir que les balises de localisation évoluent actuellement dans deux univers distincts. L’AirTag fonctionne sur le réseau « Localiser » d’Apple, dans lequel des centaines de millions d’iPhone recherchent en permanence les accessoires à proximité.

Deux écosystèmes qui ne se parlent pas

C’est l’une des raisons pour lesquelles ce traceur marche presque partout, alors qu’il n’intègre ni GPS ni connexion à un forfait de données mobiles.

Quant aux autres outils, ils fonctionnent dans l’univers Android, lequel utilise le réseau « Localiser mon appareil » de Google, beaucoup plus récent et donc, pour l’instant, nettement moins dense dans de nombreuses régions.

Surtout, les appareils Apple n’aident pas les traceurs Android, et les appareils Android n’aident pas les AirTag. Autant dire que vous ne pouvez pas, par exemple, utiliser ces derniers via « Localiser mon appareil » de Google.

C’est ici que l’innovation de Xiaomi entre en scène. Car le modèle de la marque chinoise fonctionne avec les deux réseaux. Cependant, il n’offre pas la même précision que son homologue d’Apple, en raison notamment d’une technologie qui manque à l’appel : l’Ultra Wideband ou UWB (« ultra large bande » en français).

Des résultats contrastés selon le réseau utilisé

Fondée, comme l’explique Numerama, sur l’échange d’impulsions radio extrêmement courtes sur une large bande de fréquences, celle-ci permet de déterminer très précisément la distance entre deux appareils proches.

L’AirTag offre ainsi, grâce à l’UWB, une localisation précise, des flèches indiquant la direction à suivre, un indicateur de distance et une recherche beaucoup plus rapide dans l’ensemble. En comparaison, avec Xiaomi, vous devez uniquement vous fier à la puissance du signal et au son de la balise. Le fonctionnement reste donc moins précis.

Mais la densité du réseau n’est pas le seul élément déterminant. La portée Bluetooth de ces appareils peut, elle aussi, faire la différence. En témoigne l’auteur de la plateforme The Tech Mishka, qui a été subjugué par la réactivité du Smart Tag — doté d’une version Bluetooth plus récente — une fois relié à « Localiser » d’Apple.

« L’AirTag conserve un avantage pour les objets qu’on veut localiser de manière très précise. Mais pour des clés, pour un sac, pour des choses où l’on veut juste avoir une sécurité quand on voyage en avion, par exemple, le Smart Tag est largement suffisant » pour 15 euros la pièce, conclut Numerama.

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