Une installation d'énergie solaire pour la production d'électricité verte

Electricité verte : Greenpeace France publie un nouveau classement des fournisseurs

 

Après la première édition en octobre 2018, Greenpeace France dévoile un nouveau classement des fournisseurs d’électricité verte. Globalement, l’ONG met à l’honneur les petits fournisseurs 100% renouvelables, mais fustige les grands groupes comme EDF, Engie et Total Direct Énergie.

A la faveur de la transition énergétique, presque tous les fournisseurs d’électricité du marché français proposent des offres dites « vertes ». Mais derrière cette étiquette, tous sont loin d’être vertueux. Pour trier les vraies « offres vertes » des fausses et aider les consommateurs à s’y retrouver, Greenpeace France publie une nouvelle édition de son Guide de l’électricité verte qui classe les fournisseurs en fonction de leur politique en matière de développement des énergies renouvelables.

5 fournisseurs 100% renouvelables en 2019, contre 3 en 2017

Globalement, l’ONG estime que la situation progresse car les fournisseurs augmentent leurs achats, leur production et leurs investissements dans ce domaine. Mais le bilan est très variable d’un électricien à un autre. Greenpeace met un carton rouge aux grands opérateurs historiques tels que Total Direct Energie et Eni qui «restent résolument tournés vers l’exploitation et l’exploration de nouveaux gisements pétroliers et gaziers».

Aussi, Vattenfall, Engie et EDF «produisent encore beaucoup d’énergie fossile, et investissent pour prolonger la durée de vie de leurs vieux réacteurs nucléaires». Greenpeace se réjouit en revanche que la France compte cinq fournisseurs 100% renouvelables à fin 2019, contre seulement trois en 2017. Il s’agit d’Enercoop, de Planète Oui, d’Urban Solar, d’Ilek et de Plüm Energie.

Greenpeace France pointe du doigt les « garanties d’origine »

Le travail de Greenpeace a le mérite d’alerter les consommateurs sur le fait que toutes les «offres vertes» ne se ressemblent pas. En effet, grâce au mécanisme des « garanties d’origine », que Greenpeace avait déjà pointé du doigt en 2018, les fournisseurs peuvent proposer une «offre verte» même si l’électricité qu’ils ont achetée provient en réalité d’une centrale nucléaire ou à charbon. A condition qu’ils acquièrent un certificat prouvant qu’un producteur européen a injecté dans le réseau une quantité équivalente d’énergie renouvelable à celle qu’ils proposent.

Ainsi, « ce n’est pas la même chose de signer avec un fournisseur qui s’approvisionne directement auprès de producteurs d’énergie renouvelable, comme Enercoop, plutôt qu’avec un autre qui s’est contenté d’acquérir des garanties d’origine, et fournit de l’électricité en s’approvisionnant via le nucléaire régulé d’EDF (Arenh) ou sur le marché », souligne Nicolas Goldberg, spécialiste de l’Energie chez Colombus consulting.

« L’étude a tendance à clouer au pilori tous les grands groupes »

Selon Xavier Pinon, directeur du comparateur de fournisseurs d’énergie Selectra, ce système constitue tout de même une première étape utile, avant la mise en place d’un label plus exigeant, sur lequel travaille actuellement l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Il regrette que le rapport de Greenpeace mette dans le même sac l’électricité nucléaire et fossile, alors que la première, contrairement à la seconde, ne produit pas de gaz à effet de serre. Par ailleurs, «L’étude a tendance à clouer au pilori tous les grands groupes, alors que certains sont dans des phases de transition énergétique plus rapides que d’autres », ajoute Xavier Pinon.

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