A l'intérieur d'un bus.

Montpellier : les transports publics désormais gratuits le week-end

 

Depuis le samedi dernier, les transports publics sont gratuits le week-end pour les habitants de la métropole de Montpellier afin de pour lutter contre la pollution. Le nouveau maire socialiste Michaël Delafosse honore ainsi la promesse phare de sa campagne municipale.

« Une grande ambition écologique et sociale »

Depuis le samedi 5 septembre, les transports publics (bus et tramways) sont gratuits pour les habitants de la métropole de Montpellier. Le nouveau maire socialiste Michaël Delafosse honore ainsi la promesse phare de de sa campagne municipale. « Avec l’engagement pour la gratuité des transports, Montpellier porte une grande ambition écologique et sociale ; c’est la première métropole de France à la mettre en œuvre », souligne l’élu. M. Delafosse, élu en juin dernier avec 47,2% des voix à la tête d’une liste PS-PCF-EELV après de multiples déchirements au sein du mouvement écologiste. Il est par ailleurs président de la métropole de Montpellier.

Selon la municipalité, la gratuité des transports publics s’appuie sur quatre grands principes. A savoir : « une transition écologique engagée » pour améliorer la qualité de l’air, l’amélioration du pouvoir d’achat des familles, le renforcement de l’attractivité du commerce de proximité et une meilleure redistribution de l’impôt. Cette décision devrait inciter les automobilistes à emprunter des transports en commun, partiellement ou en totalité, en déposant par exemple leurs voitures dans un parking relais, espère la municipalité.

Une gratuité qui coûterait 500 000 euros pour l’année 2020

À Montpellier, dont la métropole abrite plus de 470.000 habitants, 40 % des émissions de CO2 proviennent des transports, dont l’automobile. Aussi, d’après le diagnostic établi par le Plan climat 2013-2018 de l’Agglomération, Montpellier émet 1,7 tonne équivalent CO2 par habitant contre 1,6 à Grenoble et 1,3 à Nantes. Cette pollution entraîne une forte dégradation de l’air, source de maladies.

En facilitant l’accès aux transports en commun, cette mesure vise également à soutenir l’attractivité des commerces et des équipements culturels qui ont souffert de la crise sanitaire. Dans un communiqué, la métropole chiffre la mesure à 500 000 euros pour l’année 2020. Elle prévoit sa mise en place progressive : après les week-ends, la gratuité sera étendue au seniors et aux jeunes toute la semaine et à tous les habitants de la métropole « d’ici la mi-mandat » en 2023.

Rouen devrait suivre l’exemple

La gratuité des transports en commun à Montpellier s’inspire notamment des exemples de Dunkerque, Châteauroux, Aubagne (Bouches-du-Rhône) ou Niort en France, ou encore du Luxembourg et de la capitale de l’Estonie, Tallin à l’étranger. Elle devrait aussi rentrer en vigueur dans la métropole de Rouen, qui compte un demi-million d’habitants.

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